Let it snow, let it snow, let it snow…
Les pellicules ont beau concerner un nombre gigantesque d’individus et ne plus surprendre personne, elles n’en restent pas moins une source importante de gêne, de démangeaisons et de complexes. Imprévisibles, elles peuvent surgir du jour au lendemain pour vous mener la vie dure. Tenaces, elles sont parfois obstinées au point que vous avez le sentiment de ne plus jamais pouvoir vous en débarrasser. Cruelles, elles vous font passer pour une personne négligée, quand bien même vous prenez soin de vos cheveux et de votre hygiène générale !
Que sont les pellicules ? D’où viennent-elles et pour quelle raison se décident-elles à squatter certaines chevelures plus que d’autres ? Enfin et surtout : comment se débarrasser une bonne fois pour toutes de ces insupportables flocons capillaires ? Dans cet article, Barbe du Daron a tâché de répondre à ces questions de la façon la plus complète possible. Soyez donc atten-Tifs !
Table des matières
Qu’est-ce que les pellicules ?
Constat intéressant : les pellicules, le monde entier ne sait que trop bien à quoi cela ressemble… mais au fond, qui saurait en donner une définition précise et expliquer leur origine ?
Tout d’abord, il faut savoir que les pellicules ne sont pas des éléments extérieurs à votre organisme. Elles proviennent en réalité de la surface de l’épiderme et se répartissent dans les cheveux et sur le cuir chevelu.
L’explication est la suivante : le renouvellement de la peau et du cuir chevelu fonctionne par cycles d’environ un mois, sauf anomalie. Eh oui, il arrive que ce processus soit trop rapide et ne dure qu’une à deux semaines, ce qui ne laisse pas suffisamment de temps aux cellules pour mûrir et s’éliminer comme elles le devraient.
Les pellicules grasses
A l’origine de cette perturbation, on trouve notamment un sympathique champignon appelé Pityriasis. Présent sur tous les cuirs chevelus, il ne se manifeste que sur certains malchanceux sans que les chercheurs ne sachent encore pourquoi. Toujours est-il que le réveil de cet organisme microscopique suffit à détraquer le trafic cellulaire. Les cellules mortes n’ayant pas le temps de se dissoudre, elles sont condamnées à s’agglutiner et ainsi à former ces fameuses squames.
Sachez par ailleurs que le sébum est au Pityriasis ce que la souris est au chat. C’est en effet dans les glandes sébacées que le Pityriasis va chercher les acides gras dont il se nourrit et grâce auxquels il parvient à prospérer. Pour autant, pas de conclusion hâtive : si les cuirs chevelus gras ont évidemment tendance à faciliter l’activation du champignon, il arrive que ce dernier parvienne à proliférer dans les chevelures sèches en s’attaquant au peu de gras qu’il réussit à y trouver (c’est pourquoi les cheveux secs s’assèchent encore davantage au contact de cet organisme).
Quoi qu’il en soit, le Pityriasis ne se contente pas d’absorber des acides : il adore en générer, et ce sont justement ces acides dérivés qui irritent le cuir chevelu et sont donc, fatalement, à l’origine des démangeaisons qui vont souvent de pair avec l’apparition des pellicules. Mais nous sommes ici dans le cas des pellicules grasses, celles qui restent accrochées aux cheveux et y forment des plaques particulièrement sexy.
Les pellicules sèches
Dans la majorité des cas, les pellicules sont sèches et, indépendamment de l’action d’un quelconque champignon, elles sont tout simplement liées à un manque de sébum sur la peau. La faute à un cuir chevelu trop sec qui amène cette dernière à se craqueler…
Là aussi les démangeaisons sont quasi systématiques, mais les pellicules sèches se distinguent des grasses ; d’abord par leur taille, plus petite, mais aussi parce qu’elles ont l’âme voyageuse : plutôt que de squatter les cheveux indéfiniment en y créant des conglomérats, elles préfèrent se décoller, voler, éventuellement atterrir sur vos épaules histoire de décorer vos vêtements.
Pourquoi j’ai des pellicules dans les cheveux ?
- D’abord, gare aux shampoings agressifs. Certaines formules trop décapantes sont susceptibles d’abîmer ou d’assécher le cheveu et donc de faciliter l’apparition des pellicules.
- Toujours concernant le shampoing, faites attention à la fréquence d’utilisation de ce dernier : des lavages trop fréquents peuvent entraîner un excès de sébum, tandis qu’à l’inverse, des lavages trop rares provoquent souvent un manque de sébum.
- Mollo également sur les colorations agressives et systématiques.
- Pas trop de violence sur les coups de brosse ou de peigne.
- Restez vigilant sur votre alimentation : vous ingurgitez trop de glucides ? trop peu de vitamines et d’acides gras ? Félicitations, vous êtes en bonne voie pour décrocher un rôle dans la suite de La Reine des Neiges.
- Autre facteur à noter : les dérèglements hormonaux. La puberté, par exemple, si elle s’amuse à faire monter excessivement la jauge de testostérone. Et ça, on n’y peut pas grand-chose.
- Chaud, froid, chaud froid… l’hiver est un bon copain des pellicules, en particulier l’alternance constante du froid de l’extérieur et du chauffage intérieur : vos cheveux ne comprennent plus rien à ce qu’il se passe. C’est aussi durant cette saison que les maladies passagères se multiplient. Or, les infections et les fièvres jouent un rôle de facilitateur quant à la formation des pellicules. Décidément l’hiver adore faire tomber des trucs blancs, et pas que du ciel.
- L’eczéma et autres maladies de peau, s’ils ont le malheur de se former sur votre cuir chevelu, peuvent également faire pleuvoir les squames.
- Comment gérez-vous votre job et votre vie personnelle ? La fatigue, le surmenage, le stress sont des causes à ne pas négliger…
Comment se débarrasser des pellicules ?
L’occasion de rappeler notre devise : toujours privilégier les produits naturels dans la mesure du possible. En l’occurrence, plutôt que de vous inciter à foncer vers des shampoings antipelliculaires, nous avons décider de nous concentrer sur quatre remèdes au moins aussi qualitatifs, si ce n’est davantage, et cela sans ingrédients chimiques au mieux superflus, au pire nuisibles.
Chacun de ces traitements est à appliquer deux à trois fois par semaine, avec éventuellement la possibilité d’alterner plusieurs d’entre eux.
Les solutions naturelles
- Le vinaigre de cidre de pomme, deux ou trois fois par semaine. Ce traitement fait-maison consiste à réunir dans un vaporisateur 1/4 de tasse de vinaigre de cidre de pomme avec 1/4 de tasse d’eau. Vaporisez vos cheveux et laissez agir 30 ou 40 minutes, avant de les laver comme d’habitude.
- L’huile de coco. Appliquez 3 ou 4 cuillères à soupe de cette substance sur vos cheveux, répartissez, massez bien puis laissez agir une bonne heure. Ensuite, à la douche pour un bon rinçage-shampouinage.
- Sel + citron (abrasivité + acidité = success). Mouillez vos cheveux et saupoudrez-les de sel comme s’il s’agissait d’un bon vieux steak haché. Ajoutez 2 cuillères à soupe de jus de citron, massez, rincez. Simple, basique.
- L’huile de théier. Un ingrédient aux multiples vertus, dont celle, moins connue, de lutter assez efficacement contre les pellicules à raison de quelques gouttes ajoutées à votre shampoing habituel.
Certains blogs spécialisés vous recommanderont également des traitements à base d’ail. Pourquoi pas, à condition que vous ayez pour projet d’empester à deux kilomètres, qui plus est sans garantie d’efficacité sur le long terme. Bref, nous, on ne met pas ça dans notre liste, mais c’est à vous de voir.
Le mot de la fin : mieux vaut prévenir que guérir. Avant d’en arriver à l’étape traitements, tâchez de garder en mémoire les éléments susceptibles de provoquer l’arrivée des pellicules. Eliminer, c’est bien, anticiper, c’est encore mieux; cela vous épargnera la nécessité d’investir du temps et de l’énergie dans la lutte contre les squames. Si malgré tout le problème survient, nous espérons que les quelques astuces de grand-mères fournies ci-dessus suffiront à le résoudre. Et si tel n’est pas le cas, n’hésitez pas à nous contacter sur notre messagerie ou à laisser un commentaire : nous avons encore quelques cordes à notre arc…